Les bonnes questions à se poser avant d’investir

Les bonnes questions à se poser avant d'epargner

Avant de vous lancer dans un investissement quel qu’il soit (immobilier, assurance-vie, bourse….), il est nécessaire de prendre en compte un certain nombre d’éléments qui vous permettront de mieux savoir où vous allez. Zoom sur les bonnes questions à se poser.

Définir ses objectifs

Pour envisager la bonne formule d’investissement, vous devez tout d’abord déterminer vos objectifs. Pour cela, il est nécessaire de connaître les différents motifs d’épargne, à savoir :

  • Épargner pour disposer d’un capital en cas de nécessité : c’est le premier motif d’épargne des Français. Disposer d’un peu d’épargne qui permette de faire face aux aléas de la vie (séparation, perte d’emploi, décès…) est une sécurité matérielle indispensable ;
  • Épargner pour réaliser un projet : c’est un motif courant d’épargne. Il vise à investir une somme d’argent dans la perspective de se constituer un capital sans avoir recours au crédit pour acheter un bien de valeur, comme une voiture ou encore financer un grand voyage, par exemple ;
  • Épargner pour être propriétaire : c’est un projet d’une vie parfois. Pour un tel objectif, l’épargne accumulée permet de se constituer un apport personnel nécessaire le plus souvent pour obtenir un crédit immobilier meilleur marché ;
  • Épargner pour sa retraite : c’est un projet à long, voire très long terme. Dans un tel cas, il est prudent de commencer tôt afin de se constituer, au fil de l’eau, un capital sans trop d’effort, de lisser le risque et de disposer d’un revenu complémentaire le moment venu.
  • Épargner pour préparer la transmission de son patrimoine : ici encore, selon votre âge, c’est un projet à moyen, voire long terme. Certains supports d’épargne permettent de préparer en douceur sa succession, sans pour autant s’appauvrir ! L’assurance-vie bénéficie, à cet effet, d’un régime fiscal « allégé ».

Identifier l’horizon de placement

L'horizon de placement est un paramètre important de tout investissement. Il s’agit d’identifier le délai dont vous disposez pour épargner en vue de réaliser votre objectif. En fonction de la durée initiale de placement, les solutions financières qui s’offrent à vous seront différentes. En général, on distingue trois temps :

  • Le court terme : il s’agit d’une durée inférieure à trois ans. En principe, pour cette durée d’investissement, il est conseillé de prendre peu, voire pas de risque. Votre capital doit être garanti et disponible;
  • Le moyen terme : il s’agit d’une durée comprise entre trois et huit ans. Sur cette durée, vous pouvez prendre plus de risque et donc espéré sans garantie toutefois un rendement plus élevé ;
  • Le long terme : il s’agit d’une durée supérieure à huit ans. C’est l’occasion d’investir de manière plus offensive sur des produits boursiers, par exemple. En revanche, la disponibilité de vos avoirs est souvent contrainte. Et il ne faut pas avoir besoin de vendre sous risque de subir des pertes !

Connaître les risques

Le rendement et le risque forme un couple indissociable. Car il est impossible de disposer d’un rendement élevé sans prendre de risque. Quels sont les risques potentiels?

  • Le risque de perte en capital : il s’agit d’un investissement qui ne garantit pas le capital investi. Il faut ainsi distinguer les placements sécuritaires qui offre une garantie en capital et de l’autre les placements plus volatils aux rendements potentiels plus élevés mais sans garantie ;
  • Le risque d’indisponibilité : il porte sur la possibilité de récupérer son argent rapidement et sans perte. Les produits les plus liquides sont souvent les moins rémunérateurs ;
  • Le risque de rendement : certains produits offrent à l’échéance une performance calculée en fonction de l’évolution d’indices boursiers. Si ces indices ne progressent pas sur la période en question, le rendement peut être nul.

S’intéresser à la fiscalité

Si la fiscalité n’est pas la pierre angulaire d’un investissement, elle reste tout de même à prendre en compte. Souvent à géométrie variable, la fiscalité doit être bien comprise pour être intégrée dans votre stratégie d’investissement. On distingue ainsi :

  • Les prélèvements sociaux : quel que soit le type de placement, les revenus de l’épargne y sont soumis au taux annuel fixé actuellement à 17,2 % depuis le 1er janvier 2018. Il y a toutefois des exceptions comme l’épargne règlementée (Livret A, LDDS, LEP…), qui ne subit ni prélèvements sociaux, ni impôt sur le revenu ;
  • L’impôt sur les gains. A compter de 2018, et sauf option pour l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu, les gains sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) : il s’agit d’un taux unique (de 12,8 %) valable sur les plus-values et cessions de valeurs mobilières (actions, FCP, Sicav, livret d’épargne bancaire, obligations PEL et CEL ouverts en 2018) perçus en 2018. De fait, en intégrant les prélèvements sociaux, le taux global d’imposition s’élève à 30 %.
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