Le Point MIF #2 - L'actualité des marchés financiers et de nos investissements

Découvrez le 2ème épisode de votre nouveau rendez-vous trimestriel sur l'actualité des marchés financiers et de nos investissements.

Un contexte financier plutôt morose

Le contexte macroéconomique est toujours porteur (expansion économique ; baisse du chômage ; résultats semestriels des entreprises attendus en hausse), mais ces indicateurs sont un peu moins bons que lors de notre dernier rendez-vous.

Les banques centrales annoncent la poursuite de la normalisation de leurs politiques monétaires, même si, en Europe, nous ne connaîtrons probablement une première hausse des taux avant juin 2019. La suivante devant intervenir un an après la première.

De nombreux événements ont pesés sur les marchés financiers :

- La difficile composition du gouvernement italien qui a fait resurgir un risque d’éclatement de la zone de euro ;

- Le déclenchement, par les Etats-Unis d’une hausse unilatérale des tarifs douaniers.

Ces dernières mesures protectionnistes visent à relocaliser des activités sur le sol national américain, au moment où l’administration américaine met en place une relance économique (baisse des impôts et hausse des dépenses publiques).

L’annonce de mesures de rétorsion européennes et chinoises (hausses réciproques des tarifs douaniers, mouvements sur les devises, vente de dettes américaines,…) crée des incertitudes… et les marchés financiers n’aiment pas l’incertitude !

On a assisté à une « fuite vers la qualité », les investisseurs préférant limiter leur risque en achetant, notamment, des emprunts d’Etat allemands, ce qui a conduit à un retour des taux à leur niveau de fin décembre 2017, à une relative augmentation de la volatilité et à une légère érosion des marchés actions.

Dans ce scénario « mou », la MIF a poursuivi sa politique financière, en particulier en investissant dans des actifs innovants.

 

Les investissements de la MIF 

La MIF en tant qu’assureur est essentiellement investie en obligations classique à taux fixe.

Or dans le contexte de crise de la dette dans la zone euro, les actions de la BCE ont eu pour principales conséquences la baisse du rendement de ces dernières.

Afin de conserver sa performance la MIF a fait le choix de se tourner vers des classes d’actifs alternatives et diversifiantes et notamment en investissant dans la dette privée des ETI ou Entreprise de Taille Intermédiaire. Ces dernières ont entre 250 et 5 000 salariés et génèrent un chiffre d'affaires inférieur à 1,5 milliard €

En effet, aussi protectrice qu’une obligation classique, elle rémunère sensiblement mieux, autour de 4 à 5% contre 2 à 3% sur de l’obligataire classique et permet donc de capter un rendement supplémentaire pour nos adhérents, sans prendre de risque plus élevé .

On peut noter également que pour sélectionner ces investissements, une attention particulière a été portée aux critères ESG (Environnementaux Sociaux et de Gouvernance) avec une analyse extra financière portant sur l’impact social et environnemental, en plus de l’analyse financière classique de l’entreprise.

Ainsi la MIF, via un fonds d’investissement spécialisé, accompagne le développement d’ETI françaises dans de nombreux secteurs (luxe, prêt à porter, industrie, etc…).

Nous souhaitons pour l'avenir continuer cette stratégie de diversification au sein de nos investissements.

A bientôt pour votre prochain point MIF.

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