Préparer sa retraite avec l’assurance-vie

L'assurance vie pour préparer sa retraite

Pour pallier la baisse de revenus lors de la cessation d’activité, l’assurance-vie reste l’un des produits d’épargne les mieux adaptés. Tout d’horizon des atouts de cette enveloppe juridique.

Un produit souple, pour se constituer un capital à long terme

L’assurance-vie permet de se constituer un capital, sans trop d’effort, grâce aux versements programmés. Il est judicieux de savoir de combien on devrait avoir besoin lors du départ en retraite afin de pouvoir mettre en place des versements réguliers et adaptés.

Un exemple pour bien comprendre:
Si vous estimez vos besoins à 80 000 € lors de la cessation d’activité (à 62 ans), il vous faudra verser chaque mois (sur la base d’un rendement de 2 %), selon l’âge auquel vous commencez :
240 euros par mois à 40 ans,
500 euros par mois à 50 ans,
900 euros par mois à 55 ans !

Il faut également se poser la question du choix du ou des supports de placement. Pour rappel, le fonds en euros procure une garantie du capital investi, et l’assurance de voir le rendement annuel capitalisé (grâce à l’effet de cliquet). Les Unités de Compte (UC) n’offre pas cette garantie en capital, mais permettent d’espérer sur le long terme une performance supérieure. Enfin, l’investissement régulier permet de « lisser » les cours d’achat sur les UC, et donc d’éviter de tout placer lorsque les marchés sont au plus haut !

Des retraits facilités au-delà de 8 ans

La fiscalité de l’assurance-vie est particulièrement attrayante pour les retraits réalisés au-delà de 8 ans. D’une part, un abattement annuel des 4 600 € (9 200 € pour un couple) s’applique sur les gains, et d’autre part, le taux de prélèvement forfaitaire n’est que de 7,5 %. Il faut toutefois s’acquitter des prélèvements sociaux, au taux de 17,2 % depuis le 1er janvier 2018.

Nouveau en 2018, le PFU pour certains contrats

Le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) s’applique, dès 2018, sur les nouveaux versements réalisés depuis le 27 septembre 2017 pour les sommes supérieures à 150 000 € (hors gains), quel que soit le nombre de contrats d’assurance-vie. Ce PFU s’élève à 30 % (12,8 % + 17,2 % de prélèvements sociaux). Pour les sommes versées avant cette date, le taux global après 8 ans s’élève à 24,7 % (7,5 + 17,2 %) jusqu’à 150 000 €, et de 30 % au-delà.

Opter pour une rente viagère

La rente viagère permet de percevoir un revenu régulier et d’un montant prédéterminé, comme une pension de retraite.

En contrepartie, le capital ne peut pas être récupéré, ni être transmis aux héritiers. La rente cesse au décès de son bénéficiaire, excepté si le contrat prévoit la réversion de la rente pour le conjoint ou tout autre bénéficiaire désigné. Cette option est souvent dénommée rente de réversion pour le conjoint. Le montant de la rente dépend principalement de l’espérance de vie moyenne du bénéficiaire au jour de la liquidation de l’épargne.

Une partie seulement de la rente reçue est imposable. L’imposition est fonction de l’âge de l’assuré lors de la transformation du capital en rente. Par exemple, le taux de est de 70 % si vous êtes âgé de moins de 50 ans, 50 % de 50 à 59 ans, 40 % de 60 à 69 ans, et 30 au-delà. Les prélèvements sociaux (17,2 %), prélevés annuellement, ne sont calculés que sur la fraction imposable de la rente.

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À lire en complément : le capital décès est-il imposable ?

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