Assurance vie, durée de vie et rente viagère

Capital ou rente viagère pour l’assurance vie

Dans le cadre d’un contrat d’assurance-vie, le souscripteur peut choisir entre une sortie en rente viagère ou une sortie en capital. Mais du fait de l’allongement de la durée de vie, quelle option choisir ?

Rappelons que la sortie d’un contrat d’assurance-vie en rente viagère présente deux avantages importants :

La simplicité : l’assuré est en effet libéré de tout souci de gestion, qui est intégralement prise en charge par l’assureur (placement des fonds et versement de la rente).

La sécurisation de l’épargne : la rente garantit à l’assuré, (en général, un retraité) jusqu’à son décès, des revenus constants perçus à dates fixes. C’est un atout, car malgré l’allongement connu de la durée de vie, les assurés ont tendance à sous-estimer leur espérance de vie personnelle : aujourd’hui, une personne de 65 ans a statistiquement encore 25 ans de vie, en moyenne, devant elle !

Mais aussi quelques contraintes !

La fiscalité de la rente viagère est fonction de l’âge de l’assuré au moment du versement de la première rente. Plus la rente est prise tard, moins elle est imposée. La fraction taxable est égale à 70 % à moins de 50 ans, 50 % de 50 à 59 ans, 40 % de 60 à 69 ans, 30 % à partir de 70 ans. Il faut par ailleurs régler les prélèvements sociaux (17,2 %) sur la fraction imposable de la rente.

Du fait de l’aliénation du capital (l’assuré renonce au capital investi de manière définitive, le montant de l’épargne étant transféré à l’assureur qui en échange, verse la rente viagère), en cas de décès, les sommes ne peuvent être transmises à des héritiers ou des bénéficiaires. Toutefois, certains contrats prévoient l’option de réversibilité de la rente au profit d’un proche : il faut poser la question à son assureur.

Enfin, en cas de décès prématuré de l’assuré par rapport à son espérance de vie, le montant total des rentes versées sera inférieur au montant qui aurait été perçu en capital.

Face à ces freins, la sortie en capital présente de réels avantages :

Imposition sur les produits financiers seuls générés par le contrat, avec un abattement annuel de 4 200 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple

Transfert des capitaux aux bénéficiaires désignés en cas de décès de l’assuré, avec un régime fiscal avantageux (notamment pour les sommes versées avant 70 ans)

Possibilité de faire des retraits partiels/réguliers et plus largement, liberté dans la gestion des revenus et de l’épargne.

Le principal risque qui pèse sur une sortie en capital est la dilapidation rapide des sommes épargnées, laissant rapidement démuni l’assuré imprévoyant.

En résumé, il convient de bien étudier le moment le plus opportun pour choisir la rente viagère, en fonction de son épargne et de sa situation personnelle. Pour cela, il ne faut pas hésiter à prendre conseil auprès de son assureur.

La fiscalité incite à choisir le viager à partir de 70 ans. Mais il faut aussi prendre en compte son espérance de vie. Une espérance de vie longue plaide en faveur d’une rente viagère, une espérance plus courte (risques de maladie, personnes exposées), plaide en faveur du capital.

La solution la plus raisonnable est sans doute de ne pas tout affecter en rente viagère mais de transformer la moitié de son épargne en rente et de placer l’autre moitié sur un produit comme l’assurance-vie, ce qui permettra une transmission à des héritiers ou des bénéficiaires.

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