Coronavirus : l’économie française face à la crise sanitaire

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L’économie mondiale se retrouve paralysée par la crise sanitaire du Covid-19. Dans cette situation, l’économie française est particulièrement impactée par le confinement de la population. La crise économique en gestation risque d’être la plus brutale depuis la Seconde Guerre mondiale.

Où en est l’économie française ?

Alors que la France est confinée, l’activité économique est en chute libre, et le pays va plonger dans la récession, c’est-à-dire une contraction du produit intérieur brut (PIB) deux trimestres consécutifs (le PIB avait déjà baissé de 0,1 % au troisième trimestre 2019).

Si les chiffres de croissance officiels du premier trimestre 2020 ne seront pas connus avant la fin avril, les premiers indicateurs et les anticipations indiquent tous une crise sévère.

Par exemple, l’Insee estime que l’économie française ne fonctionne qu’à 65 % de ses capacités du fait du confinement qui paralyse des pans entiers de l’économie. Ainsi, la construction ne fonctionne qu’à 11 % de son niveau habituel, l’industrie à 42 % et les services marchands à 64 % (le tourisme et le transport sont les services les plus impactés). Selon l’Insee, un mois de confinement entraînerait une perte de PIB annuelle de 3 %. De ce fait, la prévision du gouvernement, qui table sur une contraction annuelle du PIB de 1 %, semble exagérément optimiste.

Les indicateurs économiques sont dans le rouge. L’indice PMI (indice des directeurs d’achats d’entreprises) a connu sa plus forte baisse jamais enregistrée en passant de 51,9 en février à 30,2 en mars (un chiffre supérieur à 50 indique une augmentation de l’activité et un chiffre en dessous de 50 indique une contraction). Autre exemple de la violence de la crise actuelle, les ventes de voitures neuves ont plongé de 72,2 % en mars, une telle chute n’avait jamais été enregistrée.

L’aide budgétaire du gouvernement

En réponse à cette crise, le gouvernement a annoncé un plan de soutien de 45 milliards d’euros, qui permettra entre autres de financer le chômage partiel et des reports de charges pour les entreprises. De plus, l’État va garantir les prêts bancaires accordés aux entreprises à hauteur de 300 milliards d’euros.

Ces mesures visent à prévenir une explosion du chômage et des faillites. Il est cependant probable que les sommes en jeu soient insuffisantes, et que d’autres mesures de soutien soient décidées dans les semaines à venir.

Quels enseignements tirer du reste du monde ?

L’observation de la crise dans le reste du monde apporte un élément optimiste et un pessimiste pour l’économie française. Le retour progressif à la normal en Chine et l’endiguement du virus en Corée du Sud ou à Taïwan apporte une lueur d’espoir quant à la fin du confinement et au redémarrage progressif de l’activité économique nationale et européenne.

En revanche, le Covid-19 qui touche désormais le monde entier laisse craindre de nouvelles contaminations « importées ». De plus, la crise étant mondiale, les exportations françaises ne pourront pas rebondir rapidement.

 

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