Foire aux
Questions
Nous
contacter

Le Point MIF – L’actualité des marchés financiers et de nos investissements

Date de mise en ligne

09/10/2026

Écrit par :

Prénom

Nom

Retrouvez le 34ème épisode de votre rendez-vous trimestriel sur l'actualité des marchés financiers et de nos investissements.

Introduction Point MIF

Bonjour à toutes et à tous, 

Comme chaque trimestre, je vous propose un point sur l’environnement économique et financier, et sur ses conséquences pour votre épargne. 

Depuis notre dernier rendez-vous, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ont continué de peser fortement sur les marchés de l’énergie. 

Le conflit au Moyen-Orient a provoqué d’importantes perturbations sur les marchés du pétrole et du gaz, notamment en raison des difficultés affectant les flux transitant par les détroits d’Ormuz et maintenant celui de Bab-el-Mandeb. 

Forte hausse sur les prix de l’énergie

Ces tensions ont entraîné une forte remontée du prix du pétrole et, plus largement, des coûts de l’énergie. Ces derniers jours, la perspective d’une possible réouverture du détroit d’Ormuz a permis une certaine détente : le baril de Brent est ainsi repassé sous les 100 dollars. Mais les prix restent élevés et la situation demeure très volatile. 

Cette hausse de l’énergie se retrouve directement dans les prix payés par les ménages et les entreprises. 

En France, les prix de l’énergie ont augmenté de près de 17 % sur un an au mois d’août. La hausse est particulièrement sensible pour les carburants : sur la même période, le prix du gazole a progressé de plus de 36 % et celui de l’essence de 19 %. 

Tensions géopolitiques …

Les principales institutions économiques ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance pour l’Europe. 

Les entreprises restent confrontées à un environnement incertain, marqué par des tensions géopolitiques persistantes, un commerce international moins dynamique et une demande qui ralentit progressivement. 

Dans plusieurs pays européens, le marché de l’emploi montre également des signes de ralentissement. 

Le chômage reste globalement contenu, mais sa légère remontée traduit une économie qui perd progressivement de son dynamisme. 

Puis crises énergétiques qui entretiennent l’inflation 

Cette évolution contribue au retour de tensions inflationnistes.  

Dans la zone euro, l’inflation a atteint 3,2 % en août, alors que l’objectif de la Banque centrale européenne reste fixé à 2 % à moyen terme. 

Elle pèse également sur l’activité économique. L’Europe doit en effet composer avec une énergie plus chère, qui réduit le pouvoir d’achat des ménages et augmente les coûts des entreprises. 

La situation française est particulièrement fragile. La Banque de France prévoit désormais une croissance limitée à 0,4 % en 2026, après un premier semestre marqué par une activité quasiment à l’arrêt. 

Les banques centrales resserrement leur politique monétaire et une remontée des taux obligataire mondiale 

Face à cette inflation persistante, les banques centrales ont de nouveau resserré leur politique monétaire. 

Le 10 septembre, la Banque centrale européenne a relevé ses taux directeurs de 0,25 point. Son principal taux, celui de la facilité de dépôt, s’établit désormais à 2,50 %. 

Quelques jours plus tard, la Réserve fédérale américaine a également relevé ses taux de 0,25 point, portant leur fourchette entre 3,75 % et 4 %. 

Ces décisions traduisent un changement important par rapport aux anticipations du début de l’année. Les banques centrales considèrent désormais que les tensions inflationnistes peuvent durer et qu’elles nécessitent de maintenir des conditions monétaires plus restrictives. 

Cette évolution se transmet aux marchés obligataires et donc aux taux auxquels les États et les entreprises peuvent emprunter. 

Cette remontée des taux ne concerne d’ailleurs pas uniquement la France. 

À la mi-septembre, le taux des emprunts d’État français à dix ans a dépassé 4,5 %, son plus haut niveau depuis 2008.  

Dans le même temps, le taux allemand à dix ans, qui sert de référence en zone euro, a atteint environ 3,6 %.  

L’écart entre les taux français et allemands a ainsi dépassé un point de pourcentage, une situation que nous n’avions plus connue depuis la crise des dettes souveraines de 2012. Cette prime supplémentaire demandée à la France traduit notamment les inquiétudes des investisseurs sur la situation de nos finances publiques, dans un contexte d’incertitude politique à l’approche des élections de 2027. 

Mais cette hausse des taux longs est un phénomène beaucoup plus large.  

Aux États-Unis, le taux à dix ans a brièvement dépassé 5 % en septembre, son niveau le plus élevé depuis 2007. 

Plusieurs facteurs se conjuguent pour expliquer ce mouvement.  

D’abord, les États empruntent beaucoup pour financer des déficits publics importants, ce qui augmente la quantité d’obligations proposée aux investisseurs. À cette dette publique s’ajoutent désormais les besoins de financement considérables des grandes entreprises technologiques pour développer les infrastructures nécessaires à l’intelligence artificielle. 

Dans le même temps, certains acheteurs traditionnels sont moins présents. C’est notamment le cas des investisseurs japonais : pendant de nombreuses années, la faiblesse des taux au Japon les avait conduits à investir massivement dans les obligations américaines et européennes. Avec la remontée des taux japonais, qui ont dépassé 3 % à dix ans, investir au Japon redevient plus attractif et une partie de ces capitaux revient progressivement vers le marché domestique. 

Nous avons donc un effet assez classique d’offre et de demande : davantage de dette à financer, face à une demande qui progresse moins vite. Cela contribue à maintenir les taux d’intérêt à long terme à des niveaux élevés. 

Quel impact pour l’épargne et l’assurance vie ?

Pour l’économie, la hausse des taux constitue une contrainte : elle augmente le coût du financement des États, des entreprises et des ménages. Mais pour l’épargne de long terme, elle offre également de nouvelles opportunités. 

Les fonds en euros des contrats d’assurance-vie sont en effet largement investis en obligations. Lorsque les taux augmentent, les assureurs peuvent progressivement remplacer les obligations arrivant à échéance par de nouveaux titres offrant des rendements plus élevés. 

Ce mécanisme prend du temps, car les portefeuilles se renouvellent progressivement. Mais il permet d’améliorer dans la durée le rendement des actifs qui composent les fonds en euros. 

Nous retrouvons ainsi un environnement dans lequel les placements obligataires peuvent de nouveau apporter une contribution significative au rendement de l’épargne.

Comment réagit la MIF ? 

À la MIF, nous continuons à gérer cette situation avec une vision de long terme. 

La remontée des taux nous permet de poursuivre nos investissements dans des obligations offrant des rendements attractifs, tout en maintenant une sélection rigoureuse des émetteurs. 

Nous veillons également à conserver un portefeuille diversifié entre différentes catégories d’actifs et différentes maturités, afin de saisir les opportunités offertes par les marchés tout en maîtrisant les risques. 

Cette gestion s’inscrit dans la durée. Notre objectif n’est pas de réagir aux mouvements de marché à court terme, mais de tirer parti progressivement du nouvel environnement de taux pour renforcer le rendement futur de nos investissements.

Conclusion

En conclusion, notre environnement économique reste donc contrasté. 

Les tensions géopolitiques et la hausse des prix de l’énergie entretiennent l’inflation et pèsent sur la croissance. En réponse, les banques centrales ont de nouveau relevé leurs taux d’intérêt. 

Mais ces taux plus élevés recréent également des opportunités pour l’épargne de long terme et notamment pour les fonds en euros de l’assurance-vie. 

Dans cet environnement incertain, la MIF poursuit la même ligne de conduite : une gestion prudente, diversifiée et inscrite dans le temps long, au service de la solidité et de la performance de l’épargne qui nous est confiée. 

Merci pour votre confiance et à très bientôt pour un prochain point sur les marchés. 

Replay Point MIF

Retrouvez toutes les vidéos « Point MIF » sur notre chaîne Youtube.

Découvrez aussi : les vidéos Zoom Gestion Sous Mandat et les actualités Bourse.

Ces articles peuvent vous intéresser

Zoom gestion sous mandat : retour en images sur le Zoom gestion sous mandat
Économie

Le Zoom Gestion sous mandat – L’actualité de votre mandat de gestion

Retrouvez en détail le contexte et les résultats de la gestion sous mandat MIF proposée au sein de nos contrats d'assurance vie. Un rendez-vous qui vous est présenté par Patrick...
Investisseur en costume examinant des graphiques boursiers sur un grand écran dans un bureau moderne. Actualités bourse.
Économie

Actualités Bourse

Le bilan de septembre 2026 sur les marchés financiers : le « September effect » se confirme, les marchés mondiaux souffrent, sauf les valeurs technologiques....
Baromètre du moral des futurs retraités : Couple de personnes âgées s'embrassant et se souriant dans la cuisine
Économie

Baromètre 2026 du moral des futurs retraités : partir plus tôt, quitte à gagner moins

La MIF publie, en partenariat avec Odoxa, la deuxième vague de son baromètre annuel sur le moral des futurs retraités. Réalisée du 3 au 8 avril 2026 auprès de 1...

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Nos dernières actualités sont disponibles sur nos réseaux sociaux

Des offres d’épargne adaptées à chaque étape de votre vie.

Nos produits d'épargnes sont
récompensés

Grands Prix de l'Assurance Vie 2023
Trophée d'or des Contrats d'Assurance Vie
38 oscars Compt Epargne Libre Avenir Multisupport
Voir toutes nos
récompenses
Good Value for Moncy

Jury composés de journalistes et/ou professionnels

Trouvons ensemble l’épargne la mieux adaptée à vos besoins.

Que souhaitez-vous faire ?

box_add

Je souhaite me constituer un capital ou diversifier mon épargne

child_care

Je souhaite constituer un capital pour mon enfant.

family_home

Je souhaite préparer ma retraite.

diversity_1

Je souhaite protéger mes proches.