Le bilan de juin 2026 sur les marchés financiers : quelques tensions du côté de la tech américaine sur les bourses mondiales, mais une tendance relativement positive.
En juin, le CAC 40 a réalisé une performance positive, à l’image de l’Euro Stoxx 50, tandis que le DAX a plutôt fait du surplace. Si les places mondiales ont évolué en ordre dispersé, notamment aux États-Unis et en Asie, les marchés ont globalement affiché une certaine sérénité. Ce climat de confiance a été porté tout particulièrement par la bonne orientation de la bourse américaine et une accalmie dans le conflit au Moyen-Orient.
Le CAC 40 progresse, le DAX marque le pas
Le premier semestre se termine sur une note positive pour le CAC 40 : +2,12% depuis le début de l’année et une progression de 2,70% sur le mois de juin. Sur cette seconde période, le rebond est essentiellement dû à la bonne orientation des marchés américains – malgré les hésitations du secteur de l’IA sur le mois -, à l’accalmie concernant l’évolution du conflit au Moyen-Orient et, plus globalement, à une certaine confiance concernant le trimestre et semestre à venir. Statistique importante intervenue en toute fin de mois : l’indice des prix à la consommation a reculé de 0,2% au mois de juin selon des données préliminaires en France. En rythme annuel, l’inflation a augmenté de 1,8%, loin des anticipations qui étaient à 2,1%, après 2,4% au mois de mai.
Outre-Rhin, le DAX a fait du surplace. Il recule de 0,43% et poursuit sa stabilisation autour des 25 000 points. Les investisseurs ont mal accueilli une étude de l’Institut de l’économie allemande (IW). Celle-ci révèle que le nombre de salariés dans l’industrie manufacturière est tombé l’an dernier à son plus bas niveau depuis dix ans, avec seulement 6,6 millions de personnes. En revanche, ils ont pu se raccrocher à une autre publication plus encourageante, puisque l’économie allemande s’est améliorée en juin pour le deuxième mois consécutif.
À l’échelle de la zone euro, l’Euro Stoxx 50 avance de 4,73% sur l’ensemble du mois.
Wall Street entre records et prudence
De l’autre côté de l’Atlantique, les marchés évoluent en ordre dispersé. L’application du protocole d’accord conclu entre Washington et Téhéran, de bons chiffres sur l’emploi et les attentes d’une saison de résultats favorable ont propulsé le Dow Jones vers de nouveaux records. L’indice termine ainsi juin sur une hausse de 2,25%.
Le Nasdaq Composite en revanche, à forte composante technologique, recule de 2,81%. Les baisses des valeurs des géants de la tech et les craintes des investisseurs sur les dépenses des géants du cloud dans l’intelligence artificielle ont pesé sur les échanges. L’indice S&P 500, plus large, recule quant à lui de 1,84%.
L’Asie toujours contrastée
En Chine, les investisseurs digèrent difficilement la faiblesse de la demande intérieure. Les ventes au détail, principal indicateur de la consommation, ont reculé de 0,6% sur un an en mai, une première depuis plus de trois ans. Un chiffre plus mauvais qu’attendu, puisque le consensus anticipait un recul limité à 0,2%. Malgré ce contexte, le Shanghai Composite grappille 0,63%.
En Inde, le Nifty 100 abandonne 0,55%. Le troisième importateur mondial de pétrole a fortement été pénalisé ces dernières semaines par la fermeture du détroit d’Ormuz. Malgré une croissance de son PIB tout à fait impressionnante au premier trimestre (+7,8%), le recul de l’investissement étranger et surtout les épisodes de chaleur intense – négatifs pour l’économie et l’agriculture – ont révélé aux investisseurs les difficultés structurelles de l’économie indienne.
Enfin, le grand gagnant asiatique est – encore – le Nikkei 225. La Bourse de Tokyo s’adjuge 5,63% en juin. L’indice conclut ainsi un semestre historique à pratiquement +40% et dépasse pour la première fois de son histoire les 70 000 points. Le Nikkei enchaîne les records ces derniers mois, porté par un regain d’intérêt des investisseurs pour les actions japonaises et par la bonne tenue des grandes entreprises cotées.
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