Placement préféré des Français, l’assurance vie accueille de plus en plus d’unités de compte responsables. En effet, l’offre de placements répondant aux enjeux ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) se développe et de diversifie en témoigne une collecte en hausse de 4,8% en 2025. En France comme en Europe, le régulateur encourage l’essor de l’investissement durable pour répondre aux enjeux de demain.
1. Les placements responsables ont prouvé leur efficacité patrimoniale
Ces investissements recherchent à la fois un rendement financier et un impact positif à long terme sur la société et l’environnement. Concrètement, les investissements sont fléchés vers des entreprises dites vertueuses, évaluées en fonction de trois critères, dits les critères ESG :
- E pour Environnement : Ce critère évalue l’impact d’une entreprise sur la planète (émissions de CO2, gestion des déchets, consommation d’énergie, protection de la biodiversité…).
- S pour Social : Il concerne la manière dont l’entreprise se comporte avec ses employés, ses clients et de façon plus globale avec la société (conditions de travail, diversité, respect des droits humains, sécurité, relations avec les communautés…).
- G pour Gouvernance : Ce critère porte sur la façon dont l’entreprise est dirigée (qualité du management, transparence, éthique, lutte contre la corruption, composition du conseil d’administration, écart de rémunération, etc.…).
La collecte nette des placements responsables a progressé de 15,2% en un an. Ainsi, les encours sous gestion intégrant les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) représentent 2 701 milliards d’euros en France en avril 2025, selon l’AFG (Association Française de la Gestion financière). L’encours des fonds responsables ouverts aux particuliers était de 1 322 milliards d’euros en 2024, soit une progression d’environ +9,2% en un an.
2. L’épargne durable reste méconnue pour six Français sur dix
L’investissement responsable continue de gagner du terrain dans les portefeuilles européens. L’Europe représente 85% des actifs mondiaux des fonds durables (1), suivie par les États-Unis avec 10% et le reste du monde. Ces fonds durables représentent environ 19% du marché européen des fonds d’investissement. L’investissement durable s’installe progressivement dans le patrimoine des Français. 58% des Français se déclarent encore peu familiers avec le label ISR et souhaitent être mieux informés sur ses caractéristiques et ses impacts (2).
Depuis 2023, les banques, les assureurs et les conseillers en gestion de patrimoine doivent demander à leurs clients s’ils souhaitent des produits intégrant des critères ESG dans le cadre de l’évaluation de leur profil d’investisseur. Cette obligation concerne aussi la souscription d’un contrat d’assurance vie De quoi accélérer l’investissement en unités de compte responsables. Elles représentent déjà 38,2% des unités de compte totales en assurance vie fin 2024 selon France Assureurs.
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3. Réglementation, investissement : les États encouragent l’investissement dans les enjeux d’avenir
Au niveau européen (réglementation SFDR) comme français (Loi Pacte), le régulateur encourage l’essor de l’investissement responsable. Ainsi, les banques et assurances sont tenues de proposer 3 placements responsables aux investisseurs en assurance vie en unités de compte. Un placement labellisé ISR (label qui porte sur les 3 critères ESG, encadré par le gouvernement), un placement labellisé Finansol (pour financer des projets et entreprises solidaires) et un placement labellisé Greenfin (pour l’environnement).
Depuis 2021, la Banque Centrale Européenne a mis progressivement fin à sa neutralité de marché (investir sans discrimination de secteurs ou de pays) intégrant le climat dans sa stratégie de politique monétaire. En pratique, cela signifie que l’institution réoriente son portefeuille vers les obligations des entreprises affichant une bonne performance environnementale (faibles émissions carbone, transparence sur l’empreinte environnementale). À partir de fin 2026, la BCE ajoutera des considérations relatives au changement climatique à ses opérations de prêts.
De même, les États impulsent le développement de l’épargne responsable en soutenant le développement de nouvelles filières industrielles durables (hydrogène vert, véhicules électriques…). Ces industries émergentes visent à réduire les émissions de carbone pour atteindre la neutralité en Europe à l’horizon 2050. Ainsi, les opportunités d’investissement sont nombreuses.
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4. L’offre de placements responsables se renforce, se diversifie et se spécialise
L’investissement responsable se développe avec des solutions de placement de plus en plus variées. Actions, obligations, fonds communs de placements, fonds indiciels (ETF), SCPI (Sociétés Civiles de Placements Immobiliers)…
Toutes les classes d’actifs se déclinent dans des sélections « vertes » (environnement), solidaires ou ISR (3 critères ESG). En 2024, Quantalys recense ainsi 8 052 fonds responsables en Europe. De plus, des thématiques proposent d’investir pour une cause précise : la protection des océans, la biodiversité, l’économie circulaire ou encore le bien-être au travail… De quoi permettre à chaque épargnant de donner du sens à son épargne.
Bon à savoir : De nouvelles classifications permettent d’identifier les fonds responsables selon la performance extra-financière de leurs investissements. Les fonds les plus exigeants, dits « Article 9 » selon la réglementation européenne SFDR, poursuivent un objectif durable clair et documentent la manière dont ils prennent en compte tous les critères ESG. Les fonds « Article 8 » intègrent également des critères ESG, mais de manière moins contraignante. Cette classification vise à mieux informer les épargnants. |
(1) Chiffre extrait du rapport « Sustainable investing fuelling resilient growth for the future”, février 2025, par l’ALFI
(2) « Baromètre de l’épargne responsable », juin 2025, par La Banque Postale et Cashbee : https://www.labanquepostale.com/content/dam/lbp/documents/etudes/eco/rebond/2025/rebond-juin-cinquieme-barometre-lbp.pdf
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