Neuf idées reçues sur la prévoyance

Un homme porte une petite fille sur ses épaules devant une maison.

Voilà un produit d’assurance qui n’est pas toujours très bien compris, ni même suffisamment connu des particuliers. Pourtant, la prévoyance ne manque pas d’atouts pour couvrir l’assuré et ses proches. S’il ne fallait retenir qu’une seule chose à son propos, c’est qu’elle permet, comme son nom l’indique, d’anticiper une grande partie des situations de la vie, et donc de pouvoir y faire face en touchant une rente ou un capital.

1 - La prévoyance correspond au remboursement de mes soins médicaux.

FAUX

La prévoyance garantit trois grands risques :

  • Le maintien de salaire en cas d’arrêt de travail pour maladie ou accident,
  • Le versement d’une rente d’invalidité jusqu’à l’âge légal de départ à la retraite en cas d’incapacité partielle ou totale d’exercer son activité,
  • Le versement d’un capital ou d’une rente destinée aux proches en cas de décès

Les remboursements des soins médicaux, eux, sont pris en charge par une mutuelle santé qui vient compléter les indemnités versées par la Sécurité sociale.

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2 - Je n’ai pas besoin de revoir ma prévoyance régulièrement.

FAUX

Vos besoins évoluent au fil du temps et votre prévoyance doit s’adapter à ces changements. Vous étiez salarié et vous avez lancé votre activité professionnelle à votre compte ? Il peut être intéressant de changer de prévoyance pour vous assurer un revenu en cas d’incapacité à exercer cette nouvelle activité. C’est d’autant plus important que les indemnités journalières versées en cas d’arrêt de travail sont calculées en fonction de votre salaire au moment de la souscription du contrat. Modifier ce dernier permet ainsi de prendre en compte les fluctuations de vos revenus.

Vous pouvez également choisir de modifier votre prévoyance en cas de changement de situation familiale, ou de départ à la retraite par exemple.

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3 - Mon régime de prévoyance me protège, quel que soit le motif de mon arrêt.

FAUX

L’assureur peut opposer une exclusion d’indemnisation sous certaines conditions. Par exemple, si l’assuré était sous l’emprise de l’alcool durant son travail, en cas de longs déplacements à l’étranger, de maux de dos, ou encore si cet arrêt est lié à une activité sportive dangereuse. Dans tous les cas, les motifs d’exclusion doivent apparaître très clairement dans le contrat. Demandez à votre conseiller de vous aider à choisir le bon contrat en fonction de vos hobbies et de vos antécédents familiaux.

4 - Le calcul de ma rente invalidité est le même quel que soit le contrat de prévoyance.

FAUX

Il existe plusieurs modes de calcul dans les contrats de prévoyance pour déterminer le montant de la rente d’invalidité. Chaque assureur est tenu de préciser le calcul du taux d’invalidité et l’impact que cela aura sur le montant de la rente. Lorsque le taux d’invalidité retenu est supérieur à 66 %, la rente prévue dans le contrat est versée à 100 %. Mais si le taux déterminé ne s’élève qu’à 33 %, l’invalidité est partielle. Là encore, il faut qu’un conseiller explique très précisément le mode de calcul prévu dans le contrat de prévoyance et réalise des chiffrages précis de ce que vous percevrez.

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5 - Je n’ai pas besoin d’une prévoyance parce que je ne tombe jamais malade.

FAUX

Personne n’est à l’abri d’un accident de la vie. Prendre une prévoyance c’est s’assurer pour soi-même un revenu correspondant à ses besoins et, pour ses proches, hériter d'un capital décès en cas de disparition brutale.

6 - Je suis obligé de souscrire un contrat de prévoyance.

FAUX

L’assurance prévoyance vous protège, mais elle est facultative. Elle vient compléter le régime obligatoire de la Sécurité sociale, dont les indemnités sont souvent insuffisantes pour maintenir un niveau de vie équivalent.

Bon à savoir : les salariés bénéficiant déjà d’une assurance prévoyance collective peuvent souscrire à un contrat individuel afin d’améliorer encore leur niveau de couverture.

 

7 - La prévoyance est utile seulement après un certain âge.

FAUX

Il n’y a pas d’âge pour protéger ses proches, et soi-même ! Perte d’emploi, accidents invalidants, dépendance... Quel que soit son âge, il est possible d’être affecté par un accident de la vie qui empêche de travailler, réduisant les revenus de l’assuré. En cas de décès, un contrat prévoyance assure une rente au conjoint survivant, ou une rente éducation qui pourra servir au financement des études des enfants survivants. 

8 - La prévoyance me protège de tous les aléas de la vie liés au décès, à l’incapacité, à l’invalidité et à la dépendance.

VRAI

La prévoyance, selon la loi Evin de 1989, correspond très précisément aux « opérations ayant pour objet la prévention et la couverture du risque décès, des risques portant atteinte à l’intégrité physique de la personne ou liés à la maternité, des risques d’incapacité de travail ou d’invalidité ou du risque chômage ». La prévoyance garantit ainsi de nombreuses situations : assurance obsèques, assurance décès, assurance incapacité invalidité, maintien de salaire... 

9 - La prévoyance est collective ou individuelle.

VRAI

Les deux ont leurs avantages et inconvénients. En règle générale, un contrat collectif de prévoyance souscrit dans le cadre de l’entreprise n’est valable qu’un an après le départ de l’entreprise. À l’inverse, un contrat individuel protège toujours l’assuré et ses proches, grâce à un revenu d’indemnisation. Revers de la médaille : le tarif d’un contrat individuel augmente avec l’âge alors qu’il est fixé une fois pour toutes lors de l’adhésion à un contrat collectif.

Couple avec enfant en train de jouer.

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