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Françoise et Patrick, 65 et 68 ans : comment ils ont organisé leur épargne pour leurs enfants 

Date de mise en ligne

03/07/2026

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À l’approche de la retraite, de nombreux couples comme Françoise et Patrick disposent d’une épargne « raisonnable », répartie entre livrets, compte courant et anciens contrats d’assurance vie. Leur question est simple : comment conserver une marge de sécurité pour les imprévus tout en laissant quelque chose de clair à leurs enfants, sans complexité fiscale ou administrative inutile ? À travers leur cas, nous montrons comment combiner épargne de précaution, assurance vie existante et contrat récent bien structuré pour organiser une transmission sereine, même avec un patrimoine modeste.

Jeunes retraités : comment organiser notre épargne pour laisser quelque chose à nos enfants ?

Françoise (65 ans) et Patrick (68 ans) entament une nouvelle étape de leur vie. Propriétaires de leur résidence principale en ville, estimée à 300 000 euros, ils ont deux enfants eux-mêmes parents. Leur objectif patrimonial est double : sécuriser leur niveau de vie et transmettre, le moment venu, un capital à leurs enfants dans les meilleures conditions.

Avec 105 000 euros d’épargne répartis entre Livret A, compte courant et une ancienne assurance vie peu suivie, ils décident de réorganiser leur patrimoine financier pour le rendre plus lisible, plus efficace et mieux adapté à cette nouvelle phase de vie.

Constituer une réserve de sécurité

Avant de penser transmission, Françoise et Patrick souhaitent d’abord sécuriser leur quotidien. Travaux d’adaptation du logement, dépenses de santé, aide ponctuelle à la famille : les imprévus existent, et mieux vaut pouvoir y faire face sans déséquilibrer leur budget. Leur banquier leur recommande de conserver l’équivalent de trois mois de pensions de retraite sous forme de liquidités immédiatement disponibles. Une règle simple, mais essentielle pour éviter d’avoir à piocher dans des placements de long terme au mauvais moment.Le couple choisit donc d’isoler 15 000 euros de précaution sur leurs Livrets A respectifs. Ce support présente plusieurs avantages : disponibilité totale, capital garanti et intérêts exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux. Depuis février 2026, son taux est fixé à 1,5% (1), ce qui en fait un outil adapté à une logique de sécurité, même si la performance reste modérée. Au décès du titulaire, le livret est clôturé et les sommes sont intégrées à la succession.

Conserver la maîtrise de son patrimoine immobilier

Autre élément structurant de leur réflexion : leur résidence principale. Françoise et Patrick souhaitent rester pleinement libres de cette propriété. Ils veulent pouvoir continuer à y vivre aussi longtemps que possible, mais aussi la vendre si leur situation évolue, notamment en cas de perte d’autonomie. Ils estiment que la valeur de leur bien leur permettra, si nécessaire, de financer plusieurs années en établissement spécialisé (type Ehpad) sans avoir à mobiliser leur épargne financière. À leur décès, la maison ou le solde de son prix de cession ira à leurs enfants, pour moitié chacun. Ceux-ci pourront utiliser leur abattement personnel de 100 000 euros de parent à enfant pour cette transmission. Au-delà de ce seuil, leur héritage sera soumis aux droits de succession aux taux progressifs (5%, 10%, 20%, etc)(2).

L’assurance vie, un levier efficace pour transmettre

Françoise et Patrick doivent donc organiser la transmission de leur épargne. Ils savent que l’abattement de 100 000 euros sera pleinement consommé par l’héritage de la maison ou ce qu’il en reste. Ils se tournent donc vers l’assurance vie et y versent progressivement les sommes excédant leur épargne de précaution, soit 90 000 euros (105 000 – 15 000). Ce choix n’est pas anodin. L’assurance vie offre un cadre fiscal particulièrement avantageux en matière de transmission, surtout dans leur situation, quand les versements sont effectués avant 70 ans (3). Dans ce cas, chaque bénéficiaire peut recevoir jusqu’à 152 500 euros en exonération de droits. Au-delà, une taxation spécifique s’applique (20% puis 31,25%), souvent plus favorable que les droits de succession classiques. Après 70 ans, les règles changent : les primes versées bénéficient d’un abattement global de 30 500 euros, tous contrats et bénéficiaires confondus(3) . Au-delà, les sommes sont réintégrées dans la succession, avec les abattements classiques, notamment 100 000 euros par parent et par enfant (renouvelables tous les 15 ans). En combinant ces différents dispositifs dans le temps, il est possible d’optimiser significativement la transmission. Dans leur cas, en versant leur épargne financière dans leur(s) contrat(s) avant leurs 70 ans, et en désignant leurs deux enfants comme bénéficiaires, Françoise et Patrick peuvent transmettre ces sommes en franchise totale de droits, dans la limite de 152 500 euros par bénéficiaire et par assuré.

Clause bénéficiaire : un point clé à ne pas négliger

Au-delà du support lui-même, la clause bénéficiaire joue un rôle déterminant. C’est elle qui désigne les personnes qui recevront les capitaux au décès de l’assuré. Françoise et Patrick envisagent deux options. Première possibilité : se protéger mutuellement. Chacun désigne son conjoint comme bénéficiaire de premier rang, et leurs enfants en second rang. Au premier décès, le conjoint survivant perçoit les capitaux. Il peut alors les utiliser librement ou les réinvestir à son tour pour les transmettre. Il a également la possibilité de renoncer à tout ou partie du bénéfice, permettant ainsi aux enfants de percevoir directement les fonds. Seconde possibilité : transmettre directement à leurs enfants dès le premier décès dans le couple. Ce choix peut être pertinent si le couple estime que le conjoint survivant disposera alors de ressources suffisantes.

Soigner la rédaction de la clause bénéficiaire 

La rédaction de la clause doit être précise, sans ambiguïté, et régulièrement actualisée. À défaut, la compagnie d’assurance ne pourra pas verser les fonds et ceux-ci seront intégrés à la succession. Tant qu’elle n’a pas été acceptée par le bénéficiaire, elle est modifiable à tout moment. Pour que sa modification soit pleinement efficace, il est recommandé d’en informer l’assureur ou de la déposer chez un notaire. 

Faut-il conserver son ancien contrat ?

Cette réflexion amène également Françoise et Patrick à s’interroger sur leur ancien contrat d’assurance vie. Est-il encore adapté à leurs objectifs ? Un audit s’impose : frais de gestion, performances passées, qualité des supports proposés… Autant d’éléments qui peuvent justifier une évolution. Leur conseiller les accompagne pour comparer les solutions et leur proposer un contrat plus en phase avec leurs besoins. Ils s’orientent vers une solution multisupport, combinant un fonds en euros sécurisé – garantissant le capital – et des unités de compte permettant de diversifier les placements (immobilier, marchés financiers, etc.), avec un potentiel de rendement supérieur sur le long terme. Ils choisissent une assurance vie bien structurée comme le Compte Épargne Libre Avenir Multisupport MIF (4)

Grâce à la loi Pacte, ils peuvent transférer leurs contrats sur un autre au sein de la même compagnie, sans perdre l’antériorité fiscale du contrat. Un avantage important, notamment pour conserver les bénéfices liés à la durée de détention (voir plus loin).

Bien choisir son contrat 

Si l’assurance vie est une enveloppe de capitalisation et un outil de transmission, elle est avant tout un véhicule d’investissement. Les supports doivent donc être choisis en fonction de plusieurs paramètres : vos objectifs et d’horizon d’investissement, votre appétence au risque. Votre conseiller peut vous guider utilement dans ce choix.

Une épargne disponible à tout moment

Enfin, Françoise et Patrick tiennent à conserver une certaine souplesse. Même si leur assurance vie est destinée à leurs enfants, ils savent qu’ils pourront en disposer à tout moment. En cas de besoin, ils peuvent effectuer des retraits partiels. Et après huit ans de détention, la fiscalité devient particulièrement attractive : un couple peut retirer jusqu’à 9 200 euros de gains par an sans impôt sur le revenu (5). Les prélèvements sociaux au taux de 17,2% restent applicables. Une flexibilité précieuse, qui leur permet d’ajuster leur stratégie en fonction de l’évolution de leur situation.

En structurant leur épargne, Françoise et Patrick ont trouvé un équilibre entre sécurité, disponibilité et transmission. Une démarche progressive, fondée sur quelques principes simples : conserver une réserve de précaution, optimiser les outils de transmission et rester libre de ses choix. Autant de repères pour aborder cette nouvelle étape de vie avec sérénité… et préparer, en toute simplicité, l’avenir de leurs proches.

Mentions

  1. Livrets d’épargne réglementée : leur rémunération change | Banque de France
  2. Barème des droits de succession 2026 : calcul et taux
  3. Je suis bénéficiaire d’une assurance vie, comment la déclarer ? | impots.gouv.fr
  4. Assurance Vie : Le contrat MIF qui libère votre épargne – MIF Assurance
  5. Comment sont imposés les produits des contrats d’assurance-vie depuis le 1er janvier 2018 ? | impots.gouv.fr

Les informations fournies dans le cadre de la présente communication ne constituent en aucune manière une recommandation de l’assureur au titre du devoir de conseil. Cet article ne constitue pas un conseil à la souscription de produit(s) mentionné(s) dans cette page ou indirectement via lien hypertexte.

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