Investir à long terme : les bonnes questions à se poser

une femme regardant sa tablette avec des livres sur la table

Dans cette période d’instabilité financière, il est nécessaire de se poser les bonnes questions en matière d’investissement de long terme.

Tout d’abord, une épargne à court-moyen terme pour faire face aux aléas…

Avant même de vous interroger sur les différents placements à long terme, il est indispensable de vous constituer une épargne à court terme, qui permet de faire face aux tracas du quotidien (lave-linge en panne, réparations de voiture…) sans avoir à souscrire un crédit à la consommation. Selon le niveau de vos revenus, on estime à un minimum de 3 à 6 mois de salaire le montant devant être dédié à cette épargne de précaution.

L’épargne régulière, une solution efficace pour les investissements à long terme

Ensuite, et quel que soit le support d’investissement choisi, il est conseillé de mettre en place un plan d’épargne régulière. Si votre budget n’est pas déséquilibré, cette formule présente deux avantages. D’une part, l’effort d’épargne est plus indolore que si vous procédiez à des versements libres en fonction de vos arrivées d’argent (primes…). Par ailleurs, cela permet, notamment sur les marchés financiers, de « lisser » les cours d’achat. En effet, personne (y compris les gestionnaires d’actifs !) ne peut prédire avec certitude si la bourse est au plus haut ou dans un creux. En plaçant chaque mois la même somme, vous achetez plus de titres quand la bourse a baissé et moins quand elle a monté.

Des produits d’épargne spécifiques

Pour investir à long terme, c’est-à-dire sur plus de dix ans, il faut accepter de prendre un peu de risque en capital pour espérer un meilleur rendement. Que ce soit au sein d’un Plan d’Epargne en Action (PEA), qui offre une fiscalité allégée au terme de 5 années, ou l’assurance-vie qui de son côté présente des avantages fiscaux passés 8 ans, vous pouvez aussi vous intéresser en « direct » aux actions ou à des supports de gestion collective (Sicav et FCP).

Sachez également qu’il existe le nouveau Plan d’Epargne Retraite (PER), lancé à l’automne 2019. Ce produit est mieux adapté aux évolutions des parcours professionnels que les anciens produits d’épargne estampillés « retraite ».

Le PER intègre trois 3 compartiments

  • PER Individuel : réservé aux versements volontaires de l’épargnant
  • PER Collectif : réservé aux versements issus de l’épargne salariale comme l’intéressement, la participation, l’abondement ou la monétisation des jours de congés non pris;
  • PER Obligatoire : réservé aux versements obligatoires.

Il permet de déduire de vos revenus les versements volontaires que vous réalisez, et offre lors de la cessation d’activité de pouvoir sortir en rente viagère, en capital, ou en panachant les deux solutions.

Comme pour toute solution d’épargne, prenez le temps de bien analyser vos besoins, de comparer les supports financiers sélectionnés, et de lisser le risque en diversifiant vos placements sur le long terme.

 

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